Fabrice Lopez

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« C’est en replaçant le citoyen comme principal acteur politique, économique et social, au sein même de la cité, qu’une société affirmera son aspiration démocratique. »

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    jeudi 20 juillet 2017

    20juil

    Contribution de Florian Philippot au débat sur la refondation du FN

    1. Un « débat » bouc-émissaire

    La première facilité consisterait à refermer l’exercice aussi vite qu’il a été ouvert en focalisant toute la responsabilité des résultats décevants du second tour de la présidentielle et des élections législatives sur le débat d’entre-deux-tours. Si ce débat n’a pas été optimal, ainsi que Marine Le Pen a eu elle-même le courage de le reconnaître, lui faire porter toute la responsabilité des résultats électoraux n’aurait pas de sens. En effet, par définition le débat ne peut pas être invoqué pour expliquer le résultat déjà relativement décevant du premier tour de la présidentielle (21,3%), comme il ne peut pas l’être non plus pour justifier l’absence de victoires au second tour des élections régionales de décembre 2015.

    Si quelques points ont sûrement été perdus suite au débat et à son intense exploitation médiatique, il faut chercher ailleurs les clés d’une vraie refondation à même de créer les conditions d’une victoire.

    2. Réduire le débat de la Refondation à l’euro : une dangereuse facilité

    Un certain nombre de cadres parties-prenantes de la Refondation ont décidé de lancer le débat sur la souveraineté monétaire dans les heures qui ont suivi le second tour de l’élection présidentielle, et aux premiers moments de la campagne législative. Semaine après semaine, ils ont exprimé leur volonté de revenir sur l’un des fondements du projet du Front National, à savoir la souveraineté monétaire, et donc la souveraineté nationale. Un objectif est clairement recherché, ou accepté : réduire le débat sur la Refondation à la question de l’euro. Par une sorte de pensée magique, il suffirait que le FN renonce à la sortie de l’euro pour qu’il atteigne 50% des voix.

    Sur le fond, cette position est dangereuse : il est évident qu’à partir du moment où le FN annoncerait qu’il renonce à la reconquête de la souveraineté monétaire, une série de problèmes s’ouvriraient. Comment imaginer en effet le patriotisme économique sans monnaie nationale, a fortiori vis-à-vis de nos principaux partenaires et concurrents commerciaux qui font partie de la zone euro ? Comment expliquer aux Français qu’on peut échapper à l’austérité, à la dévaluation interne (baisse des salaires, des retraites, du niveau de service public) sans retrouver l’instrument monétaire et la flexibilité qu’il offre ? Comment même convaincre les Français  qu’une politique de liberté est possible alors que l’épée de Damoclès de la BCE de Francfort continuerait de flotter au-dessus de nos têtes ?

    On le voit : nous serions très vite embarqués dans une série de contradictions de fond aussi inextricables qu’incompréhensibles pour les électeurs. L’autre aspect ravageur pour l’opinion publique est le sentiment de reniement, et de légèreté, que nous donnerions.

    Sur le plan électoral, le calcul n’est pas bon non plus. Les quelques sondages dont nous disposons montrent qu’une part à peu près équivalente d’électeurs renonceraient à voter FN (17%) ou au contraire seraient plus enclins à le faire (16%) en cas de recul sur l’euro. Il ne faut pas nier les nécessaires efforts pédagogiques que nous devons continuer de faire sur ce sujet, qui passent probablement par notre capacité à développer une vision plus concrètement positive de l’adoption d’une nouvelle monnaie nationale. Il est évident que certains Français, notamment parmi les plus âgés, sont sensibles au « Projet Peur » développé par les médias de masse liés au système financier, et par nos adversaires. Mais il est tout aussi évident que personne n’est étanche au raisonnement et à la démonstration logique, à condition qu’elle soit exprimée d’une seule voix, avec conviction et cohérence.

    La campagne présidentielle l’a montré : ce n’est pas tant le sujet de la souveraineté monétaire qui a pu effrayer (souvenons-nous des sondages de second tour à 41/42% pendant la première semaine de l’entre-deux-tours, alors que notre position sur l’euro était bien sûr parfaitement sue et connue), mais le sentiment que nous avons pu donner d’être flous ou nous-mêmes effrayés par la perspective de la souveraineté monétaire. Peu après l’accord avec Nicolas Dupont-Aignan, la thèse d’une « double monnaie » (nationale et commune) a ainsi été un véritable facteur d’anxiété dans l’opinion publique. Hasardeuse sur le plan économique et incompréhensible sur le plan politique, elle mériterait d’être définitivement abandonnée. De la même façon, répéter à l’envi qu’un sujet est anxiogène est probablement le meilleur moyen de le rendre effectivement anxiogène. On défend une thèse, ou on l’abandonne clairement, mais rien n’est pire que les situations d’entre-deux où l’on donne le sentiment de la défendre sans y croire, ou en cherchant à fuir le sujet.

    Faut-il « rallonger le délai » avant le passage à la nouvelle monnaie nationale ? Cette solution serait probablement pire que mieux, en ajoutant encore davantage d’incertitude à l’incertitude.

    Faut-il « laisser l’euro mourir de lui-même sans intervenir » ? Cette solution est inopérante. Les questions qui viendront immédiatement seront les suivantes : et si l’euro ne meurt pas que faites-vous ? et dans l’intervalle que ferez-vous ?

    Il convient donc d’expliquer, de montrer concrètement les contreparties de l’euro (les exemples dans la politique de Macron ne manquent pas), de dire concrètement l’intérêt d’une monnaie nationale, de donner un calendrier raisonnable mais resserré.

    Surtout, il faut refuser le piège qui consisterait à limiter le débat de la Refondation à la seule question de l’euro. Parlait-onde l’euro avant l’échec collectif du second tour des élections régionales de 2015 ? Assurément non. Cette simple observation doit faire réfléchir et amène à élargir le débat.

    3. Des pistes de réflexion

    A. S’ouvrir et non se refermer

    Le premier écueil serait de rompre brutalement avec la stratégie mise en place depuis l’accession de Marine à la tête du mouvement, à savoir l’élargissement continu des sujets traités par le FN. Les collectifs socio-professionnels et thématiques lancés à partir de 2013 ont à ce titre joué un rôle politique et symbolique important, en aidant le mouvement à se faire entendre sur des sujets aussi variés et cruciaux que l’école, la santé, l’écologie, la francophonie, l’université, les banlieues ou la protection animale, par exemple.

    Des voix s’élèvent au sein de notre mouvement pour restreindre l’essentiel de nos prises de parole sur quelques sujets dits « fondamentaux », à savoir l’immigration, l’insécurité et l’islamisme.

    Ce serait une erreur fatale : on ne rassemblera pas une majorité de Français en se repliant sur une base programmatique restreinte. On ne parlera pas aux Français en éludant ce qui constitue une part importante de leurs préoccupations. On n’ira pas vers l’avenir avec des recettes du passé.

    Au contraire, notre mouvement doit s’ouvrir sur de nouvelles thématiques, parler à l’ensemble des Français sans aucune ambiguïté. Cela ne signifie en rien qu’il oubliera les sujets régaliens, qui sont eux aussi au cœur des préoccupations des Français pour des raisons très légitimes. N’oublions jamais, en outre, que notre mouvement est déjà naturellement, et extrêmement puissamment, identifié à ces sujets par l’opinion publique.

    L’étude de Pascal Perrineau sur l’élection présidentielle est à ce titre très éclairante : elle démontre qu’au premier tour nous avons perdu quelques points au bénéfice du candidat de la France Insoumise. Dans des terres populaires, JL Mélenchon est passé entre 2012 et 2017 d’un score inférieur à sa moyenne nationale à un score supérieur à sa moyenne, ce qui montre le phénomène d’attraction de sa candidature sur des milieux populaires,notamment employés, ouvriers, chômeurs et jeunes. Peut-être avons-nous un peu trop délaissé les questions sociales (emploi, austérité et pouvoir d’achat notamment) lors de la campagne de premier tour. On remarque d’ailleurs que la période de plus forte progression, au début de la campagne d’entre-deux-tours, correspond à une séquence très sociale : interviews très axées sur ces enjeux, dans des émissions à fort taux d’audience, épisode « Whirlpool », etc.

    B. La persistance d’une image négative

    La campagne de l’entre-deux-tours des régionales de 2015 ne s’est pas faite sur l’euro, mais sur de l’émotionnel pur. Les professions de foi de second tour de nos adversaires, comme les courriers massivement diffusés par des maires et autres notables (présidents d’université par exemple), évoquaient bien davantage la République, ses valeurs, la »haine », le racisme et autres poncifs contre le Front National. Le candidat Macron a mobilisé en fin de campagne les mêmes ressorts émotionnels, en multipliant les déplacements de campagne à caractère historique, quitte à utiliser cyniquement et à des fins électoralistes des lieux de mémoire aussi dramatiques qu’Oradour-sur-Glane.

    Se pose ici la question du nom du mouvement : « Front National » fait peur.

    Se pose aussi notre capacité à traiter des sujets les plus sensibles, notamment ceux qui touchent à « l’humain » : sommes-nous vraiment aussi clairs et précis qu’on le croit sur l’immigration ? Pourquoi tant de nos compatriotes sont-ils encore persuadés que ce discours est « raciste » ? Comment doit-on parler aux Français issus de l’immigration ?

    Se pose la question des sujets sociétaux : ils sont à l’évidence utilisés contre nous, au mieux pour nous ringardiser, au pire pour nous faire passer pour des réactionnaires ennemis des libertés individuelles et de la modernité. Il a fallu attendre le 1er mai 2016 pour qu’une élue et cadre nationale de notre mouvement dise publiquement, et en meeting devant 2500 militants, que notre parti bien sûr défend le droit à l’IVG et le droit à la contraception. Ces éléments sont dans notre programme depuis longtemps, essentiellement sous l’impulsion de Marine Le Pen, mais pourquoi hésiter à le dire aussi clairement ? Pourquoi même parfois ce sentiment qu’on n’ose pas le confirmer ?

    C. Notre capacité à définir un projet de société positif

    La société française est traversée par des angoisses multiples, parfaitement compréhensibles vu l’état de notre pays. À ces angoisses il faut répondre par de l’enthousiasme et un projet porteur, positif, et non par de l’angoisse.

    Est-ce le sentiment que nous donnons ? Rarement. Nous devons nous habituer à dire plus systématiquement,plus rapidement, plus clairement ce que nous proposons de positif, à expliquer le sens profond de notre engagement politique. Ce sera d’autant plus facile à faire que nous regorgeons déjà de propositions réfléchies, travaillées et concrètes, dans tous les domaines. À nous de savoir les mettre en perspective pour définir avec enthousiasme le projet de société patriote.

     Florian Philippot

    samedi 20 mai 2017

    20mai

    Les Patriotes

    L’élection présidentielle de 2017 a marqué une grande avancée pour tous les patriotes de France. Nous sommes onze millions à avoir manifesté au second tour de cette élection majeure notre amour pour notre pays et notre volonté de ne pas le voir disparaître dans le magma européiste. Trahis par la gauche et la droite après le référendum de 2005, les patriotes ont désormais de nouvelles perspectives et peuvent regarder l’avenir avec confiance.

    L’élan patriotique qui s’est levé ne doit pas retomber. Le second tour n’est pas une défaite, il est un tremplin. Il faut à présent donner aux idées patriotes les moyens de s’étendre et de s’amplifier afin qu’elles puissent devenir majoritaires dans l’ensemble du pays.

    Nous soutenons Marine Le Pen dans le projet qu’elle a annoncé de fonder une nouvelle force politique pour défendre la France. C’est pour participer à cette transformation profonde que nous décidons de lancer aujourd’hui l’association « Les Patriotes ».Au sein du Front National, elle a vocation à réunir tous les Français qui se reconnaissent dans un patriotisme généreux, au-delà de tout clivage, et qui souhaitent participer à cette aventure inédite dont l’objectif doit être l’émergence d’un grand mouvement patriote de gouvernement. Assurément majoritaires, nos idées doivent accéder au pouvoir.

    Face à une Union européenne qui détruit notre Etat comme nos emplois, il est essentiel que la France retrouve sa pleine et entière liberté et le sens de ses intérêts nationaux. Face aux ravages de la mondialisation sauvage, il est vital de préserver les structures de notre solidarité nationale, mais aussi nos valeurs et notre identité nationale.

    Notre ambition, avec « Les Patriotes », est donc de participer de façon active et positive au développement de ce patriotisme généreux. Nous voulons convaincre les Français que les caricatures véhiculées par le système ne correspondent en rien à la réalité. Non, le patriotisme n’est pas un repli sur soi reposant sur un discours de haine. Au contraire, l’amour de la patrie et la défense de ses citoyens sont les meilleurs moyens de permettre à la France de retrouver son unité et de s’ouvrir au monde, sans mettre en danger la prospérité ou la sécurité de ses habitants.

    C’est en étant généreuse à l’égard de ses propres citoyens que la France pourra redevenir généreuse avec le monde sans créer de divisions ou de tensions.

    Nous appelons donc tous les Français patriotes à nous rejoindre pour construire ensemble le patriotisme du XXIe siècle, à travers une grande refondation politique en vue de préparer l’accession au pouvoir de nos idées.

    http://www.association-lespatriotes.fr/

    jeudi 11 mai 2017

    11mai

    Message de Marine Le Pen

    Chers ami(e)s,

    Au lendemain de ce second tour de l'élection présidentielle qui a vu la victoire du candidat de la continuité, je tenais personnellement à m'adresser à vous.

    Je sais combien ce verdict vous attriste, je mesure pleinement les efforts consentis par toutes celles et tous ceux qui m'ont soutenue dans cette longue et âpre campagne électorale.

    Je me suis engagée dans cette bataille comme je l'ai toujours fait dans les combats précédents, avec une détermination et une abnégation sans faille pour défendre les Français. J'ai pendant ces huit mois de campagne, parcouru le pays sans relâche, défendu dans des conditions d'hostilité incroyables, mon projet et ma vision de la France.

    Je sais combien l'investissement de chacun d'entre vous nous a été indispensable pour mener ce combat. Qu'il me soit permis à travers ces lignes de vous remercier chaleureusement pour votre contribution et votre engagement.

    Nous avons ensemble, depuis que vous m'avez accordé votre confiance pour diriger le Front National, mené toutes les batailles pour la France.

    Nous avons ensemble, fait du mouvement patriote qui est le vôtre, une force majeure, incontournable et indispensable au devenir de notre pays. 

    En à peine 6 ans, les idées que nous défendons se sont imposées dans le débat, nous avons battu un premier record de voix à l'élection présidentielle de 2012, nous sommes devenus à l'occasion des élections européennes et régionales, le premier parti de France avant de rallier ce dimanche 7 mai, 11 millions de Français à notre cause.

    Que de chemin parcouru en si peu de temps, que de balises posées pour l'avenir qui doivent nous permettre d'aller encore plus loin et plus vite vers l'objectif à atteindre que nous nous sommes fixé : rendre à la France sa souveraineté et aux Français leur liberté.  Vous êtes, je le sais, des combattants de la liberté, de ceux qui ne renoncent pas dans l'échec ni face aux défis et à l'adversité.

    Cette élection présidentielle a profondément bouleversé la vie politique française. Les vieux partis ont été balayés, les clivages traditionnels entre la gauche et la droite, engloutis, la France est désormais entrée de plain-pied dans la confrontation idéologique de demain : l'opposition entre les mondialistes et les patriotes.

    Dans ce débat nouveau et essentiel, nous incarnons avec 11 millions de Français, l'opposition nationale, la seule capable de porter un projet clair et solide, fondé sur la défense exclusive des intérêts de nos compatriotes.

    Face à un président de la République déjà fragilisé, ce projet n'aura de force et d'écho que s'il est porté par une majorité de députés patriotes.

    Les élections législatives des 11 et 18 juin sont l'occasion unique pour chaque Français, non seulement de faire entendre sa voix mais de la faire entrer et retentir à l'Assemblée nationale pour les cinq années à venir.

    Chacun doit se sentir engagé, concerné par ce scrutin crucial. La France a certes perdu une bataille, mais elle n'a pas rendu les armes.

    L'enjeu qui concerne notre avenir, celui de nos enfants et des générations à venir, nous commande de repartir plus déterminés que jamais au combat, avec comme certitude que ce qui s'entreprend avec amour pour la France, finit toujours par triompher.

    Je compte plus que jamais sur vous

    lundi 8 mai 2017

    08mai

    Résulttats de l'élection du Président de la République

    Résultats globaux du second tour de l'élection du Président de la République

    Le second tour de l’élection du président de la République s’est tenu le 7 mai 2017 avec près de 47 millions d’électeurs appelés aux urnes. Les résultats centralisés par le ministère de l’intérieur, incluant les Français à l’étranger, sont les suivants :

    I – Participation aux scrutins (périmètre : France entière)

     

    Nombre

    % des inscrits

    % des votants

    Inscrits

    47 568 693

     

     

    Abstention

    12 101 366

    25,44%

     

    Votants

    35 467 327

    74,56%

     

    Blancs

    3 021 499

    6,35%

    8,52%

    Nuls

    1 064 225

    2,24%

    3,00%

    Exprimés

    31 381 603

    65,97%

    88,48%

    II – Résultats complets (périmètre : France entière) :

    Candidats

     

    Voix

     

     

    Nombre

    % des inscrits

    % des exprimés

    M. Emmanuel MACRON

    20 743 128

    43,61%

    66,10%

    Mme Marine LE PEN

    10 638 475

    22,36%

    33,90%

     

     

     

     

    Total

    31 381 603

    100%

    100%

    Le taux de participation (France entière) s’est élevé à 74,56% des électeurs inscrits lors de ce second tour. Il était de 77,77% au premier tour sur le même périmètre. Ces résultats sont donnés sous réserve des rectifications éventuelles que le Conseil constitutionnel, garant de l’élection, est susceptible d’apporter avant de proclamer les résultats définitifs.

    Source : http://elections.interieur.gouv.fr 

    samedi 4 février 2017

    04fév

    Les 144 points du Projet présidentiel de Marine Le Pen

    Découvrez les 144 points du Projet présidentiel de Marine Le Pen, bonne lecture !

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